23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 22:32


RESOLUTION (votée à l’unanimité)


La CE de l’UD FO 91 constate qu’au nom de la politique de rigueur et d’austérité, les salariés du privé comme du public sont confrontés à une remise en cause de tous leurs droits et acquis : salaires, retraites, protection sociale collective, statuts et Code du Travail.


La CE de l’UD FO 91 condamne la transcription dans la loi par le gouvernement de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, contre la volonté de la majorité des salariés et des confédérations FO et CGT. Il s’agit d’un nouveau coup inacceptable porté contre le Code du Travail.


La CE de l’UD FO 91 s’inquiète des menaces que le projet de loi de l’acte III de la décentralisation fait peser sur la démocratie et l’égalité en droit des citoyens dans notre pays. Elle s’opposera à toute remise en cause de notre République Une et Indivisible.
Face aux annonces faites par le gouvernement et le Président de la République sur la nécessité d’une nième contre-réforme des retraites sous prétexte d’allongement de la durée de vie, la CE de l’UD FO 91 refuse toute nouvelle remise en cause des acquis des salariés du privé (régime général comme régimes spéciaux) et du public (code des pensions civiles et militaires).


La CE de l’UD FO 91, avec la Confédération, refuse :
- tout nouveau recul de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans comme le réclame le MEDEF
- tout nouvel allongement de la durée de cotisation à 42, 43, voire 44 ans comme le préconise le Conseil d’Orientation des Retraites (COR), ce qui reviendrait dans les faits à reculer l’âge de départ à la retraite
- la désindexation des pensions des retraités sur l’augmentation du coût de la vie ou l’augmentation du taux de CSG qui porteraient atteinte à leur pouvoir d’achat alors que 10% des retraités vivent sous le seuil de pauvreté et 500 000 touchent le minimum vieillesse


La CE de l’UD FO 91 revendique le retour aux 37,5 annuités de cotisation pour un départ à 60 ans avec une retraite à taux plein. Pour cela, elle revendique l’arrêt des licenciements et des suppressions de postes, l’arrêt des privatisations et délocalisations, la création d’emplois statutaires pour permettre à nos services publics d’assumer leurs missions, l’augmentation générale des salaires, pensions et minima sociaux, la suppression des jours de carence.


La CE de l’UD FO 91 considère qu’il est urgent de bloquer cette politique d’austérité et ses conséquences et de préserver sa totale indépendance face aux tentatives du gouvernement d’associer les organisations syndicales à leur mise en oeuvre par le biais de conférences sociales ou autres compromis historiques.
La CE de l’UD FO 91 invite tous ses syndicats, tous ses adhérents, à se tenir prêts à répondre à tout appel à la mobilisation interprofessionnelle de notre Confédération.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 21:31
 

Je viens de lire, sans trop de surprise, la lettre de Pascal VIALLY - ex-Coordonnateur CFDT à Sanofi - adressée à toutes les instances nationales, pour annoncer sa démission de la CFDT et de toutes les instances dont il était membre. Ce militant, très apprécié des salariés du groupe, était coordonnateur CFDT Sanofi, de Délégué Fédéral FCE-CFDT en charge de la liaison CFDT Sanofi, et Membre Suppléant du Comité d’Entreprise Européen de Sanofi (voir article complet sur médiapart: http://www.mediapart.fr/journal/france/230413/pascal-vially-le-leader-cfdt-des-sanofi-rend-sa-carte )

 

Les raisons d'une démission :

 

Alors qu'il était en grève avec tous les autres syndicats de Sanofi pour dénoncer 914 suppressions d'emplois et 800 redéploiements par mobilité interne, la Confédération CFDT et sa Fédération Nationale négociaient en sous main avec le Groupe Sanofi autour d'un petit déjeuner à Paris. (cela rappelle la négociation en sous sol de la CFDT avec le Medef pour la réforme des retraites en 1995)

 

Les consignes nationales tombent au syndicat CFDT de Sanofi en ces termes : « Ne pas faire d’intersyndicale avec la CGT, ne pas agiter les chiffons rouges, ne pas faire trop de bruit dans les medias, et le message à retenir est le suivant : ce plan permet de sauvegarder la recherche en France, et la compétitivité de Sanofi»

 

Une militante proteste, elle organise une pétition interne : elle est "démandatée". (voir chapitre démocratie syndicale) Pascal Vially ne suit pas les consignes nationales, il prend les devants,  il s'en va !

 

A la CFDT, c'est le national qui décide !

 

Nous pourrions dire, comme beaucoup de commentateurs, de "tweeteuristes", que c'est normal : c'est la CFDT ! ou, comme le premier des commentaires qui suit l'article de Médiapart : " "Lorsqu'on restaurera l'esclavage, la CFDT négociera le poids des chaînes." Cela fait plaisir à ceux qui ne veulent pas se poser de questions, même si cette métaphore illustre parfaitement ce qui va suivre dans cet article.

 

Pourtant, cet exemple n'est pas unique à la CFDT. Il fait même partie de l'histoire et des traditions de la CFDT. La création du syndicat SUD-PTT http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicat_SUD ) en est l'exemple le plus connu. Il est né en 1989 de l'exclusion des opposants CFDT à la ligne nationale.  Concrètement, la ligne décidée par les dirigeants nationaux de la CFDT ne peut pas être contestée par la base sous peine d'exclusion.

 

Anecdote : Lors des dernières discussions dans la Fonction Publique sur la prévention des risques psychosociaux, nous voulions que tous les syndicats s'accordent sur un texte pour rejeter les propositions soporifiques du gouvernement. La représentante nationale de la CFDT, qui ne participait pas à la délégation, est venue dans le bar où nous discutions avant la réunion pour convaincre ses troupes de ne pas signer le texte intersyndical. La CFDT ne l'a pas signé ! Pour eux c'est ça le mandat ! Il vient d'en haut !

 

Alors qui dirige la CFDT ?

 

Certains disent le parti socialiste : c'est vrai aujourd'hui, mais hier ? La CFDT avait le même penchant du côté du manche, si vous me permettez cette expression. Alors qui ? Cette organisation a prononcé ses voeux de déconfessionnalisation en 1964, en enlevant le mot Chrétien de son sigle pour embrasser la démocratie. Ainsi la CFTC devient CFDT. Dans le même temps, les prêtres tombent leur soutane pour s'immerger dans la population incognito. Mais on a beau changer de sigle, de vêtements, on ne change pas pour autant de confessionnal. Dans les statuts actuels de la CFDT il est toujours fait référence à l'humanisme chrétien (6ème alinéa du préambule des statuts CFDT à jour du dernier congrès).

 

La conception du syndicalisme CFDT est effectivement très proche de cet humanisme chrétien et ce n'est pas un reproche, parce que tout ce qui veut faire le bien doit être soutenu. Nous n'avons peut-être pas la même notion du bien ?

 

Cette religion de l'humanisme chrétien de la CFDT explique en partie ses positions souvent incompréhensibles sur les remises en question de droits acquis : retraite à la baisse, partage du travail plutôt que réduction du travail, partage des revenus et donc modération salariale, flexibilité, etc.

 

Comme le bon Saint -Martin sur le bord du chemin, il suffit de couper son manteau en deux pour réchauffer le pauvre. La CFDT ne se pose pas la question de savoir pourquoi ce pauvre n'a pas de manteau, ou pourquoi ce salarié n'a plus d'emploi, ou pourquoi les emplois qui restent ne doivent pas être flexibles !

 

Comme le disent ses statuts,  la CFDT entend développer son action en restant fidèle à un syndicalisme idéologique.

 

Contentons nous de ce que nous avons, mes biens chers frères ! C'est un peu son laïus ! Elle ne remet pas en cause les systèmes, elle les accompagne.

 

Les militants CFDT sont donc respectueux de leurs statuts qui fait référence à l'humanisme chrétien. L'humanisme chrétien, bordé par la doctrine sociale de l'église, pense que tous les hommes sont égaux et rejette la notion de classe. « Travail de l’un et le capital de l’autre doivent s’associer entre eux, puisque l’un ne peut rien sans le concours de l’autre »dit l'encyclique.

 

C'est un choix respectable, mais ce n'est pas le mien. Je pense plutôt que le travail des uns réalise le capital des autres !

 

Dans la lettre de démission de Pascal Vially, on note l'opposition de la CFDT à toute législation contre les licenciements financiers. Cet ex-militant écrit même que "la Confédération CFDT s’était engagée dans une tout autre orientation dans le cadre de la conférence sociale, qui allait accoucher d’un ANI qui va plutôt dans le sens d’une plus grande souplesse des licenciements économiques…"

 

Donc la CFDT ne remet pas en cause le système elle l'accompagne quel que soit le gouvernement en place, elle reste toujours du côté de ceux qui décident et trop souvent contre les intérêts directs de ceux qui en sont les victimes. Les ordres d'en haut sont cinglants, comme ceux qui sont adressés aux militants CFDT de Sanofi : « Vous allez maintenant faire attention à tout ce quevous dites et ce que vous faites, car j’ai de quoi virer la moitié de votre équipe».

 

Comment est-ce possible ?

 

Pour comprendre, il faut tirer quelques enseignements de cette démission en matière de démocratie syndicale et du fonctionnement du syndicat que les salariés doivent prendre en main.

 

 

Comment s'organise la démocratie syndicale ?

 

J'apprends, dans cette lettre de démission de Pascal Vially, que des militants CFDT d'entreprise ou d'établissement peuvent être "démandatés" par leurs instances supérieures ! Si cette pratique est normale au plan national, parce que ce sont les militants d'en bas qui décident de ceux qui sont en haut, l'inverse peut s'apparenter à un déni de démocratie. Pire que cela, il peut être le signe d'une absence réelle d'indépendance de l'organisation syndicale. Comme nous pouvons le constater dans cet exemple, c'est l'entreprise Sanofi qui dirige l'action syndicale de la CFDT Sanofi.

 

Donc nous ne sommes pas tous pareils. Alors comment ça marche ?

 

Dans les syndicats CFDT, mais aussi à la CGC, l'UNSA, et peut-être d'autres que je connais moins, ce sont des sections qui sont créées et non des syndicats au sein des entreprises ou des administrations. Cette différence est importante parce qu'elle définit la nature même du statut juridique de l'entité. Un syndicat est déclaré en préfecture, il devient une personnalité morale doté d'un pouvoir juridique et d'une indépendance dans ces décisions.

 

Une section syndicale est rattachée à un syndicat, le plus souvent départemental, ou régional comme à la CFDT, et n'a aucun pouvoir propre. Si l'on prend le cas de la CFDT Sanofi à la tête des sections ce sont des coordonnateurs qui sont pressentis par la base et qui sont désignés par des structures externes qui peuvent "démandatés" le délégué.

 

Tout ceci est évidemment le résultat de dérives car si les statuts CFDT étaient scrupuleusement respectés, de tels agissements seraient plus difficiles. Mais il faut convenir que c'est une pratique interne non contestée puisqu'elle est ainsi depuis que la CFDT existe.

 

Et à FO alors, comment est organisée la démocratie interne ?

 

Comme ailleurs les règles qui s'appliquent à FO sont autant bafouées que dans les autres syndicats. Mais étant plus strictes, les "démandatements" par le haut sont quasi impossibles. Il y a quelques rappels à l'ordre lorsqu'un camarade s'égare en dehors des règles internes, notamment en ce qui concerne l'indépendance. Mais lorsque les adhérents du syndicat d'entreprise, ou d'établissement, élisent leur secrétaire et le soutiennent, ce secrétaire de syndicat FO devient indéboulonnable ! C'est tout à la fois la force et la faiblesse de FO. La Force de l'indépendance et la faiblesse de certains militants qui ne travaillent pas. Comme dans tous les syndicats, toutes les entreprises, nous avons chez nous toute sorte de militant qui viennent pour toute sorte de raisons. L'histoire et l'ancienneté m'ont permis d'observer des syndicalistes fainéants qui sont venus se réfugier derrière un mandat syndical pour éviter de travailler. D'autres, pour négocier une promotion. D'autres encore pour s'en servir de boite postale à des fins de propagande politique. Mais cette même histoire et mes 37 ans d'ancienneté dans la maison FO me permettent de constater la marginalité de ces cas. Les syndicalistes militants sont dignes, fiers, sincères et indépendants, un peu trop souvent du goût de ceux qui ont à subir cette liberté d'expression. C'est fort de cette volonté de porter aide à ceux qui sont autour d'eux que l'exigence de démocratie interne devient une question de survie syndicale. Si l'expression d'un syndiqué n'est pas prise en compte, c'est le pain de la démocratie qui part en miettes. La parole du syndiqué, c'est le mandat incontournable.

 

La démocratie par mandat :

 

Localement, pour qu'une organisation syndicale fonctionne correctement, il faut organiser le débat de telle façon que chaque adhérent qui paie une cotisation participe au débat. C'est l'assemblée générale annuelle qui permet cela. Comme dans les associations -qui elles élisent un président- nous, nous élisons un secrétaire général.  Tous les ans, un bilan d'action et financier est présenté aux adhérents, qui approuvent ou non, et qui élisent ensuite leurs responsables locaux. Ces derniers deviennent les porte-parole des adhérents dans toutes les structures internes et externes à l'entreprise ou à l'établissement. C'est ainsi qu'ils négocient avec leur directeur, leur chef d'établissement, qu'ils votent directement pour élire les responsables départementaux et/ou régionaux, qu'ils participent directement à tous les congrès jusqu'au congrès confédéral FO. Un congrès national interprofessionnel qui permet de rassembler tous les syndicats quel que soit leur taille. Ils ne viennent pas tous, heureusement. Mais chaque fois ce sont plus de 3500 délégués désignés directement par le syndicat "d'en bas" qui votent les orientations de FO pour les trois ans qui viennent. On appelle cela des résolutions.

 

A chaque niveau il doit en être ainsi et il appartient aux adhérents de veiller au respect des règles établies par le statut du syndicat. La première, c'est de participer aux réunions auxquelles il est convoqué. En laissant faire, sans contrôle et quelle que soit le niveau dans l'organisation, les dérives s'installent jusqu'à remettre en cause le fonctionnement démocratique. Même à FO, il y quelques comportements qui dérivent et qui mériteraient un « démandatement ». Mais il n’est pas prévu dans nos statuts. Ceux qui ne respectent pas la règle commune portent atteinte à l’expression directe des adhérent et prive ainsi le syndicat de la richesse de leur expression. Ils ne méritent pas la confiance des électeurs aux élections professionnelles. Ce sont des fossoyeurs de l'action syndicale.

 

Donc le mandat, c'est le fondement de l'action syndicale de terrain. Sans avoir pris l'avis de ceux qu'il représente, le délégué syndical n'a aucune légitimité. Et ceci vaut à tous les échelons de l'organisation.

 

L'indispensable indépendance du syndicat.

 

Tous les syndicats se disent indépendants. C'est dans leurs statuts. Donc tous les syndicats devraient être indépendants. Or, cet exemple de Sanofi vient cruellement nous rappeler que l'indépendance ne peut exister sans un parfait respect des statuts. Si ce sont les adhérents et eux seuls qui décident, et des revendications et des responsables qui les représentent au niveau de l'entreprise ou de l'établissement, alors l'indépendance peut être assurée. L'indépendance doit être effective tant vis à vis de l'employeur, que de toutes structures étrangères au mouvement syndical. Les partis politiques et les églises sont étrangères à l'action syndicale et les adhérents doivent se protéger de leur entrisme. C'est un débat qui existe depuis la naissance du syndicalisme. Rappelons nous, quelques années après la naissance du syndicalisme, la neuvième condition de la troisième internationale communiste (http://fr.wikipedia.org/wiki/Conditions_d'admission_à_la_IIIe_Internationale) qui permet de mesurer le combat qu'il a fallut mener pour rester libre :

 

 « Tout Parti désireux d'appartenir à l'Internationale Communiste doit poursuivre une propagande persévérante et systématique au sein des syndicats, coopératives et autres organisations des masses ouvrières. Des noyaux communistes doivent être formés, dont le travail opiniâtre et constant conquerra les syndicats professionnels syndicats au communisme. Leur devoir sera de révéler à tout instant la trahison des social-patriotes et les hésitations du « centre ». Ces noyaux communistes doivent être complètement subordonnés à l'ensemble du Parti. » Etc. etc.

 

Léon Jouhaux(*) répondra : «  Si l’homme veut être une personnalité libre, les organisations qu’il constitue doivent, elles aussi, être des organisations libres. »

 

FO est née de cette volonté de se défaire de l'emprise d'un parti politique comme l'atteste son premier logo.

 

Alors on s'investit ?

 

Mon expérience et mes différentes activités me permettent de côtoyer les militants de toutes les organisations syndicales et les représentants des employeurs publics et privés.

 

Au plan national les militants se respectent. Parfois ils nous arrivent quelques éclats de voix sur des positions que nous contestons, mais jamais contre les femmes et les hommes qui sont les représentants d'autres femmes et d'autres hommes, ou, en ce qui concerne les employeurs, les représentants d'intérêts qui ne sont pas le nôtres.

 

Le syndicalisme rassemblé auquel aspirent principalement ceux qui ne sont pas syndiqués est un leurre. C'est un voeux aussi crédible que le parti politique unique. Peut-être est-il souhaitable par moment et sur certains sujets que le débat s'instaure entre syndicats pour trouver la position commune à opposer au patronat ou au gouvernement. D'ailleurs, nous le faisons déjà, mais, comme nous avons pu le constater plus haut,  il est difficile de s'entendre lorsque les enjeux des uns n'est pas celui des autres.

 

L'avenir du syndicalisme appartient donc aux salariés eux mêmes. S'ils laissent faire, ils auront les organisations qu'ils méritent. Ce qu'il y a de sûr, c'est que partout dans le monde, le syndicalisme libre et indépendant est attaqué car il gène l'action de ceux qui décident. Ce simple motif devrait suffire à motiver l'adhésion du plus grand nombre.

 

Pour ma part, je confirme plus que jamais ma carte à FO.

 

Denis Garnier

Ouvrier – syndicaliste - auteur

(*) Léon Jouhaux, prix Nobel de la paix en 1951,  Secrétaire Général de la CGT depuis 1909, défendant sans cesse les principes de la charte d'Amiens de 1906 qui prônent l'indépendance syndicale vis-à-vis des partis politiques, de l'État et des Églises, il s'oppose aux différentes tentatives de contrôle du syndicat par la SFIO (en 1911) ou par les "bolchéviques" (en 1922). Il sera le père du Conseil Economique et Social dont il sera le Président jusqu’à sa mort en 1954. Il participera à la création de FO en 1947.

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 10:47

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 10:57

Le local de restauration

Dans les établissements où le nombre de travailleurs souhaitant prendre habituellement leur repas sur les lieux de travail est au moins égal à 25, l'employeur, après avis du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou à défaut des délégués du personnel, met à leur disposition un « local de restauration » (article R. 4228-22, alinéa 1er du Code du travail).

Comme indiqué ci-dessus (§ 2), ce n’est pas le nombre de salariés dans l’entreprise qui déclenche l’obligation d’installer un local de restauration mais « le nombre de travailleurs souhaitant prendre habituellement leur repas sur les lieux de travail ».

Le texte pose une difficulté d’application dans la mesure où il est difficile de savoir quels sont les salariés qui souhaitent habituellement déjeuner sur les lieux de travail, à moins de les interroger individuellement.

En pratique, les délégués du personnel peuvent demander à l’employeur l’installation d’un local de restauration, s’ils ont interrogé les salariés et s’il apparaît qu’au moins 25 d’entre eux souhaitent déjeuner sur les lieux de travail.

Lorsqu’il est mis en place, le local de restauration doit être pourvu de sièges et de tables en nombre suffisant et comporter un robinet d'eau potable, fraîche et chaude, pour 10 usagers (article R. 4228-22, alinéa 2 du Code du travail).

Il doit, par ailleurs, être doté d'un moyen de conservation ou de réfrigération des aliments et des boissons et d'une installation permettant de réchauffer les plats (article R. 4228-22, alinéa 3 du Code du travail).

Enfin, après chaque repas, l'employeur doit veiller au nettoyage du local de restauration ou de l'emplacement et des équipements qui y sont installés (article R. 4228-24 du Code du travail).

 

Lire l'article dans sa totalité

 

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 11:55

Leclerc lance un nouveau comparateur de prix locaux
Michel-Edouard Leclerc fustige la loi Hamon

par Pascale Denis

PARIS, 16 mai

Leclerc, reparti à l'offensive sur les prix avec un comparateur nouvelle formule, pense atteindre dès 2014, avec un an d'avance, son objectif de ravir à Carrefour sa place de numéro un de la distribution en France.

 

Alors que la crise rogne le pouvoir d'achat des Français, Leclerc, qui a fait des prix bas sa marque de fabrique, estime que son attractivité devrait encore se renforcer.

 

"Je pensais que les courbes (de parts de marché) se croiseraient en 2015, je pense maintenant qu'elles y parviendront un an plus tôt", a déclaré à la presse jeudi Michel-Edouard Leclerc, président du groupement d'indépendants.

 

La part de marché de Carrefour, tous formats confondus, était de 20,5% en France en année mobile au 24 mars, selon les données de l'institut Kantar obtenues par Reuters, tandis que celle de Leclerc se situait à 18,8%.

 

Dans une riposte à peine voilée à l'offensive de son grand rival, Leclerc a dévoilé un nouveau comparateur de prix sur internet -quiestlemoinscher.com- permettant des comparaisons avec les concurrents dans une zone de chalandise donnée.

 

Cet outil se double d'une application mobile et de bornes dans les magasins permettant de scanner un produit et d'avoir le prix du produit vendu chez les concurrents les plus proches.

 

Pour relancer ses hypermarchés et réduire l'écart avec Leclerc, Carrefour a lancé à l'été 2011 une campagne de prix bas sur 500 produits courants. Ulcéré par les campagnes de Leclerc, son PDG Georges Plassat est ensuite passé à la vitesse supérieure avec des publicités comparatives à la télévision.

 

Casino s'est lui aussi lancé dans la bataille fin 2012 en abaissant massivement ses prix et lançant des campagnes sur "les prix les plus bas" sur 3.000 produits.

 

 

POUVOIR D'ACHAT

Alors que le pouvoir d'achat a subi en 2012 son premier recul depuis trente ans en France (-0,4% selon l'Insee et -1,0% corrigé de la croissance démographique), la guerre des prix et de l'"image prix" (le sentiment de cherté) gagne en intensité.

 

"On n'avait pas eu de vraie offensive généralisée sur les prix depuis 4-5 ans", relève Jacques Dupré, directeur des études de l'institut Symphony Iri. "Aujourd'hui, ce qui domine, c'est l'agressivité et la communication massive pour favoriser l'image prix. Tout le monde le fait, violemment parfois", ajoute-t-il.

 

Michel-Edouard Leclerc a indiqué quant à lui vouloir "rester de trois à quatre points en tête de la course aux prix bas".

 

Il a aussi rappelé sa ferme opposition au projet de loi sur la consommation qui doit être débattu à l'Assemblée en juin.

 

La clause de "revoyure", qui permettrait par décret que le prix de certains produits agroalimentaires soit renégocié en cours d'année, ou la possibilité d'indexer de façon automatique des produits sur le prix de certaines matières premières constituent selon lui la "ligne rouge" à ne pas franchir.

 

Une indexation automatique constitue une "véritable prime à la spéculation sur les matières premières", plaide-t-il. Après avoir rencontré François Hollande, il a estimé que le président semblait conscient des risques inflationnistes de cette mesure.

 

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 13:30

« Antidémocratique et antisocial »: telles sont les caractéristiques de l'Accord national interprofessionnel, tel qu'il vient d'être transposé dans la loi, développe ici André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, Président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et porte-parole des députés Front de Gauche.

 

Chaque législature est marquée par quelques textes phares et emblématiques, des lois qui reflètent l’orientation et l’identité politiques de l’exécutif et de sa majorité parlementaire. Incontestablement, la loi de transposition de l’Accord national interprofessionnel (ANI) relève de cette catégorie. Pourtant, son adoption définitive est actée dans un silence politico-médiatique assourdissant. Pis, cette loi ne s’inscrit pas dans la grande lignée des textes de justice sociale qui ont été adoptés par la gauche au pouvoir. Au contraire, il s’agit ici d’un texte de régression sociale, s’alignant sur les axes idéologiques de la droite libérale. Car en effet, derrière son apparente technicité, l’ANI relève plus du programme de l’UMP et du Medef que de l’héritage de la gauche. La consécration législative des rapports de force dissymétriques dans l’entreprise a été saluée par les agences de notation. Avec l’adoption de ce texte dit de « sécurisation de l’emploi » – un titre qui sonne aussi faux qu’une publicité mensongère – les masques sont tombés. Cette loi qui restera comme la première « loi sociale » de l’ère Hollande garantit la « sécurisation » des seuls employeurs…

 

Cet épisode politique est d’abord révélateur d’un mépris de l’exécutif pour la représentation nationale et de sa conception régressive des droits des salariés. Les modalités de la discussion et l’adoption de la loi ont, en effet, constitué un coup de force antidémocratique et antisocial.

 

Le mépris pour la représentation nationale et pour la démocratie parlementaire procède d’abord de l’interdiction absolue opposée par le gouvernement à toute modification de ce sacro-saint accord rejeté pourtant par le premier et le troisième syndicat de France ! Cette posture, adoptée au nom du respect d’un pseudo dialogue social, revenait à reconnaître la primauté de la négociation sociale sur la loi, la primauté de la volonté syndicale et surtout patronale sur la volonté générale. Or, faut-il le préciser, le législateur n’est aucunement tenu par la signature d’un accord entre patronat et syndicats. Mieux, selon l’article 34 de la Constitution, le Parlement est seul compétent pour déterminer les principes fondamentaux du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale. Une compétence renforcée par la jurisprudence du Conseil constitutionnel, celle-ci prévoyant qu’ « il incombe au législateur d’exercer pleinement la compétence que lui confie la Constitution et, en particulier, son article 34 ». Autrement dit, le transfert – de facto – du pouvoir législatif aux partenaires sociaux est inconstitutionnel !

 

Les représentants de la nation n’ont pas à se plier aveuglément à la volonté des signataires du texte. Nous refusons le rôle de chambre d’enregistrement dans lequel le gouvernement a voulu cantonner le Parlement : le peuple ne nous a pas élus pour jouer les scribes, mais pour définir et défendre l’intérêt général. Du reste, les députés ne tiennent pas leur légitimité de quelque accord collectif, fût-il national et interprofessionnel, mais du suffrage universel et du mandat qui leur a été donné voici moins d’un an. Aux injonctions gouvernementales qui appelaient à se plier à cet accord, l’article 27 de la Constitution répond sèchement que « Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel ».

 

Animé par ce même esprit antidémocratique, le gouvernement s’est plu à saper toute chance de voir un débat parlementaire digne de ce nom. Pis, au Sénat, après seulement quelques heures de débat sur le fond du texte, le gouvernement n’a pas hésité à recourir à l’article 44-3 de la Constitution, lui permettant d’écourter les débats par un « vote unique » ou « vote bloqué », empêchant ainsi le vote sur chaque amendement au profit d’un vote global … Fait sans précédent, cette arme gouvernementale fut utilisée à l’encontre de sa propre majorité parlementaire ! Le recours à l’article 44-3 est une preuve de faiblesse politique et traduit l’incapacité du gouvernement à faire face à nos questions légitimes et à nos propositions.

 

Antidémocratique sur la forme, la loi est aussi antisociale sur le fond. Elle marque en effet une régression historique du droit des salariés et fait sauter les digues du droit du travail, pourtant si précieuses en période de crise. En prétendant sécuriser l’emploi, son titre relève d’une recette éculée où l’édulcorant l’emporte sur la réalité du mets. La loi multiplie les possibilités de licencier, accélère et simplifie les plans sociaux, restreint la capacité des salariés de saisir la justice prud’homale, précarise la situation des femmes contraintes au temps partiel, limite les indemnités de licenciement et diminue les délais de prescription pour les employeurs qui licencient frauduleusement. Elle met en place des « accords de maintien dans l’emploi » totalement déséquilibrés, propices au chantage du patronat contre des salariés déjà confrontés à la crise. À l’heure où le chômage atteint des records, la reconnaissance d’un pouvoir exorbitant aux employeurs ouvre la voie à tous les abus.

 

Malgré l’alternance au pouvoir, cette loi marque une certaine continuité avec la volonté de déconstruire un droit du travail façonné de haute lutte, véritable pierre angulaire de notre modèle social. Le président Hollande et le gouvernement Ayrault ont-il conscience de leur responsabilité historique ? Une réponse affirmative est à craindre…

15 mai 2013

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 19:54

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 15:59

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 15:40

Avec la pénurie des médecins du travail, la Réforme de l'inspection du travail, le Bridage des juges aux prud'hommes, et Le patronat qui obtenu ce qu’il voulait les salariés vont devoir faire face à une nouvelle menace!!!

 

Voir aussi le billet de POJ « Des employeurs attaquent la médecine du travail devant l'Ordre des médecins »

 

Trois médecins du travail sont confrontés à des plaintes auprès du conseil de l'Ordre des médecins déposées par des entreprises qui souhaitent faire invalider des certificats médicaux établis par eux, au sujet de la santé psychique de salariés!

 

Ces trois médecins du travail, les docteurs Delpuech exerçant dans l'Ain, Huez et Berneron d'Indre-et-Loire, sont soutenus par plusieurs syndicats médicaux et des associations. Une pétition sur Internet a été lancée et a déjà recueilli 800 signatures, dont la moitié de médecins du travail.

 

Le Dr Dominique Huez, qui travaille à la centrale nucléaire de Chinon, est convoqué mardi devant une commission de conciliation de l'Ordre des médecins d'Indre-et-Loire à Tours, pour y rencontrer des avocats du plaignant, un sous-traitant d'EDF.

 

Un certificat médical produit dans le cadre d'une plainte pour harcèlement

 

L'objectif de cette réunion, a affirmé le médecin à l'AFP, est de le faire revenir sur un certificat médical qu'il a délivré au sujet d'un ouvrier de maintenance, qui fait le lien entre l'état très dépressif de l'ouvrier et son travail.

 

Or, par la suite, cet ouvrier a produit ce certificat dans le cadre d'une plainte pour harcèlement moral contre son employeur, devant les prud'hommes.

 

Selon le Dr Huez, par ailleurs syndiqué à la CGT, "les avocats des employeurs ont compris qu'il fallait faire invalider" ce type de certificat médical.

 

"Je ne me rendrai pas à cette réunion de conciliation", a-t-il affirmé. Son absence entraînera sa comparution devant la chambre disciplinaire, a prévenu l'Ordre dans le courrier de convocation qui lui a été adressé et que l'AFP a pu consulter.

 

Un des deux autres médecins poursuivis, le Dr Elizabeth Delpuech de Bourg-en Bresse, a déjà reçu un blâme de son Ordre départemental et a fait appel devant le conseil national.

 

Le Syndicat National des Professionnels de Santé au Travail (SNPST) a exprimé "son inquiétude devant ce type de procédure engagée par un employeur contre un médecin du travail devant la juridiction professionnelle".

 

"L'exercice de la médecine du travail amène notamment à faire des constatations d'atteinte à la santé des salariés et à les mettre en lien avec des facteurs professionnels (...) Bien sûr, certaines constatations peuvent aller à l'encontre des intérêts d'un employeur, en particulier lorsqu'elles amènent à pointer des pratiques managériales dangereuses pour la santé des salariés", ajoute le syndicat dans un communiqué.

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 05:51

ANI: Sécurisation ou Précarisation de l'Emploi?

 

Les mesures adoptées à travers cette nouvelle loi sont multiples et assez difficiles à comprendre dans le sens où il faut sans cesse lire entre les lignes.

J'ai étudié plusieurs documents, sélectionné les mesures les plus "choquantes" et cogité de nombreux jours afin d'essayer de rendre la compréhension de cet ACCORD plus accessible.

 

1°) La mesure de sur-cotisation à l'assurance chômage pour les CDD: tout d'abord, cette mesure ne touche que 30% d'entre eux puisqu'elle ne concerne que les CDD de moins de 3 mois et ne comprend ni les contrats saisonniers, ni les contrats intérim (...??).

1ère remarque: Il va être très simple de contourner cette mesure afin de ne pas payer cette sur-cotisation rien qu'en embauchant des intérimaires ou en multipliants des contrats saisonniers donc...

Cette sur-cotisation à l'assurance chômage combinée à l'exonération des charges sur les CDI de moins de 26 ans et sur une période de 4 mois compensera largement le surcoût pour les entreprises: 110 millions d'euros pour la sur-cotisation des CDD MAIS 155 millions d'euros récupérés pour les exonérations des CDI, faites le calcul... Un gain net de 45 millions d'euros dans la poche des entreprises et MALHEUREUSEMENT aucune garantie concernant l'ABUS d'emplois PRECAIRES tels que les CDD ou contrats saisonniers!

 

2°) Un compte personnel de FORMATION: l'un des textes de l'ANI prévoit l'octroie d'un compte formation pour chaque salarié. Ce compte est plafonné à 120 heures et ne se distingue aucunement du plafond actuel du DIF.

Et bien, avec ça on va aller loin!!! Puisque les conditions restent les mêmes et par conséquent au BON VOULOIR des dirigeants et uniquement si la dite formation rentre dans le contexte de l'emploi actuel. On est donc LOIN de la garantie du DROIT à une FORMATION DE RECONVERSION.

 

3°) Plusieurs revendications PATRONALES majeures ont été SATISFAITES par cet accord et notamment:

- Les accords de maintien de l'emploi. Un employeur pourra, "en cas de nécessité de sauvegarder la compétitivité de l'entreprise", négocier un accord à durée limitée (pouvant aller jusqu'à 2 ans..) prévoyant une BAISSE de REMUNERATION.

Cette mesure permettra peut-être le maintien de TOUS les emplois mais PENDANT COMBIEN DE TEMPS??

De plus, en baissant les salaires, c'est le POUVOIR D'ACHAT des salariés qui en souffrira, pas celui du dirigeant, sans parler que si un licenciement était inévitable, le montant retenu pour l'indemnité chômage se calculerait sur les derniers salaires revus à la baisse...

Dans cette mesure, la grande innovation consiste dans le fait de PERMETTRE LE LICENCIEMENT AUTOMATIQUE de tous salariés qui refuseraient une modification de son contrat de travail et par conséquent de sa rémunération.

 

- Le patronat peut aussi se féliciter des dispositions sur les LICENCIEMENTS ECONOMIQUE COLLECTIFS et les PLAN de SAUVEGARDE DE L'EMPLOI (PSE).

Il pourra désormais, sous réserve d'un accord collectif, échapper à l'ensemble des dispositions du code du travail sur la procédure à tenir.

Et oui, avec cette mesure, le patronat, qui ne cesse de protester contre les jugements annulant plans sociaux et procédures, a marqué un point crucial. Rappelez-vous que nous sommes en plein dedans chez Régional avec une première ordonnance de référé rendue il y quelques semaines et un second référé en cours de procédure (...)!

 

- L'ANI comprend également un texte qui vise les DROITS INDIVIDUELS et COLLECTIFS de "DEFENSE" des salariés. Ces nouvelles dispositions réduisent les délais impartis aux organisations représentatives du personnel ainsi que leurs moyens d'actions mais aussi les délais de prescription pour saisir le juge d'une réclamation.

En outre, le délai de CONTESTATION de conditions d'exécution d'un licenciement passe de 5 ans à 12 mois et les réclamations de paiement d'un salariés ne pourront plus être exercées que dans un délai de 3 ans contre 5 auparavant.

 

Sous prétexte de sécuriser le travail, le salarié voit ses droits réduits. Moi, je me pose une question, en particulier pour nos enfants. "Travailles bien à l'école mon chéri (...) pour avoir un bon job et bien gagner ta vie...". A quel monde professionnel vont-ils avoir à faire??? Et encore, en ce qui me concerne, j'ai 2 garçons mais en ce qui concerne les filles...

 

Ceci m'amène à évoquer un sujet qui me tient énormément à coeur: l'Egalité Professionnelle Homme-Femme car bien évidemment, cet équilibre si difficile à obtenir est remis en cause avec l'ANI.

4°) Encadrement des TEMPS PARTIELS. Ceux-ci seront limités à 24 heures par semaine sauf pour les salariés de particuliers-employeurs (ménages, gardes d'enfants..) et les étudiants de moins de 26 ans.

" En fixant un seuil minimum de 24 heures, on encadre pour la 1ère fois le temps partiel qui touche essentiellement les FEMMES" se réjouit Marie-André Seguin, secrétaire nationale de la CFDT.

VRAIMENT???: Tout d'abord, de nombreuses dérogations accompagnent ce seuil THEORIQUE de 24h/semaine sans parler du "Acceptez de travailler à moins de 24h, SINON..."!

Cet accord est l'accord de " L'OUBLI DE L'EGALITE PROFESSIONNELLE".

Pour info, en 2008, les écarts salariaux moyens entre les hommes et les femmes étaient de 23,6% dans le secteur privé et de 17% dans la fonction publique.

De plus, la PRECARITE de l'emploi touche les FEMMES de manière structurelle: leux taux de chômage est plus élevé, elles sont plus souvent en CDD (10,8% contre 6,5% pour les hommes) et elles représentent 80% des salariés à temps partiels, souvent imposé et dans des secteurs où elles sont très souvent payées au SMIC.

Ces temps partiels demandent une FLEXIBILITE énorme car signifient, dans de nombreux cas, être soumis à des horaires variables et irréguliers. En plus de la DISPONIBILITE et des SALAIRES PEU ELEVES, cela implique de faibles accès aux DROITS SOCIAUX tels que l'assurance chômage et par voie de conséquence de FAIBLES RETRAITES.

 

En janvier dernier, au même moment où était signé l'ANI, le conseil économique et social européen publiait une étude S'ALARMANT de la précarisation croissante des FEMMES QUI TRAVAILLENT.

 

Un salarié pourrait "consentir" à travailler 24h/semaine à condition que, de son côté, l'employeur organise le travail de façon à regrouper les horaires sur des journées ou demi-journées régulières ou complètes, et ainsi pouvoir trouver un autre emploi à temps partiels et augmenter son niveau de rémunération. MALHEUREUSEMENT, ni le texte de l'ANI, ni le projet de loi ne mentionnent les "petites coupures" qui hachent les journées de travail de nombreuses femmes à temps partiels.

Néanmoins, il est sûr que cette loi évoque une majoration de 10% des heures supplémentaires mais quel patron sera assez "fou" pour octroyer des heures sups à un salariés à temps partiels? autant engager 2 personnes à 24 heures pour éviter cette majoration et les charges sociales qui vont avec.

Pire encore (je sais, ça commence à faire long mais le sujet est vaste!), cet accord envisage la LEGALISATION d'une pratique CONDAMNEE par les juges et l'inspection du travail: les "avenants temporaires" rebaptisés pour l'occasion en "COMPLEMENTS D'HEURES". Ceci permettra à certains employeurs d'IMPOSER à leurs salariés à temps partiels des avenants qui augmentent temporairement leur temps de travail avant de le ramener à la durée initiale ou même moins!!!

Et oui, c'est tout ça la SECURISATION de l'emploi..

 

Vous l'aurez compris, cet accord ne fera pas reculer la précarité, ni le chômage, ne créera pas d'emploi ET fera régresser un peu plus les droits des salariés, à commencer par les plus précaires: les femmes.

Publié le par Briand Sylvia. PNC. Secrétaire adjointe du CE de Régional.

 

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Briand Sylvia. PNC. Secrétaire adjointe du CE de Régional
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De la même façon, quand vous reprenez tout ou partie de nos articles, merci d’indiquer la source avec un lien vers notre blog :
http://fo-carrefour-etampes.org

 

 

http://i1.calameoassets.com/130311133130-7d0e10fe81c7a7c75f60d2ac208dd004/thumb.jpgQu'est-ce que l'ANI
 

R SAMSONRégis SAMSON, Délégué syndical Force Ouvrière de Carrefour Etampes, militant de longue date, conseiller prud'homme et formateur au CFMS FO, a été viré salement par la direction de Carrefour en décembre 2012 après plusieurs tentatives avortées. Il a beaucoup fait pour la défense des intérêts matériels et moraux des salariés de notre magasin. Il n'a pas compté son temps et ses efforts et ne s'est jamais compromis avec les Directions successives. 

Contact : regis.samson@laposte.net

 






Délégués du Personnel
titulaires :

Carlos DA CRUZ
Pascal PINÇON
Patrick MICHOT
Délégués du Personnel
suppléants :

Sandrine DUMONT

 Pascal LEDOUX

membres du Comité d'Entreprise
titulaires :

Sandra GAUDEN
Marie TARDIVEAU
membres du Comité d'Entreprise
suppléantes :

Isabelle YAICENE
Pascale NABOT
Représentant syndical FO au CE
Patrick MICHOT


membres du CHSCT :
Carlos DA CRUZ
Pascal PINÇON

 

Membres du bureau
du syndicat :

Secrétaire :
Carlos DA CRUZ
Secrétaire adj.
Marie TARDIVEAU

Trésorier :
Pascal PINÇON

Trésor. adj. :
Isabelle YAICENE

Archiviste :
Patrick MICHOT

Délégué Syndical :
Carlos DA CRUZ

 

 

"Qu’attendez-vous pour vous syndiquer et de quel droit prétendez-vous recueillir vous-mêmes, non-syndiqués, les bénéfices de l’action que les syndiqués exercent au profit de tous? Salariés non syndiqués, vous devenez les parasites du dévouement de vos camarades"

Jean JAURES

 

Adresse postale :

Syndicat FORCE OUVRIERE

Hypermarché Carrefour

Près Base de Loisirs

91150 ETAMPES

 

Répondeur :

01 69 78 31 22
Email :

fo.carrefour.etampes@wanadoo.fr

blog:

http://fo-carrefour-etampes.org

 

 

 

Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester

 

Méditons sur ce texte célèbre de Martin Niemöller qui illustre parfaitement, moyennant quelques changements de termes, ce qui se passe au sein du groupe Carrefour. Les emplois disparaissent mais chacun ferme les yeux tant qu'il n'est pas personnellement visé.

 

 

 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu » Bertolt Brecht

 

Est réputé à durée indéterminée le contrat de travail à durée déterminée qui ne comporte pas la définition précise de son motif et que cette exigence de précision quant à la définition du
motif implique nécessairement que le nom et la qualification du salarié remplacé figurent dans le contrat lorsqu’il s’agit de l’un des cas visés par l’article L. 1242-12 1° du code du travail.

Cass. soc. 31 octobre 2012, n° 11-21714

 

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Un ouvrier est une personne qui, en échange d'un salaire, effectue un
travail manuel
pour le compte d'un employeur
http://fo.carrefour.etampes.pagesperso-orange.fr/images/cdt.jpg
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