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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 17:06


Communiqué des organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires


Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires se sont réunies aujourd’hui sur les questions des retraites, de l’emploi, des salaires, de l’avenir des services publics.


Après la Conférence sociale et les concertations de l’été, le gouvernement attend le mois de septembre pour donner les grandes mesures qu’il compte prendre.


Ses premières déclarations inquiètent les salariés, les retraités et les demandeurs d’emploi d’autant que le calendrier imposé est très resserré.


Les organisations syndicales ont déjà largement fait part de leur analyse sur le rapport Moreau et des mesures qu’elles ne sauraient accepter : tout allongement de la durée de cotisation, l’opposition public/privé, la sous-indexation des pensions et des salaires portés aux comptes.


Pérenniser le système solidaire de retraite par répartition nécessite de réparer les injustices dues aux précédentes réformes. Il faut sortir des logiques qui ont diminué le niveau des pensions et créé des inégalités notamment entre les femmes et les hommes.


L’allongement de la durée de cotisation, déjà engagé, fixe des conditions inaccessibles aux plus jeunes dont la durée d’étude, de formation, de recherche d’emploi est allongée par rapport aux générations antérieures.


Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois. Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser réellement le Smic.


Il est nécessaire de redonner confiance aux salariés, particulièrement aux jeunes générations dans le système de retraite solidaire.


Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité.


Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires appellent à une journée nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestations le 10 septembre 2013 pour ne pas laisser les propositions du Medef faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement.


Montreuil, 8 juillet 2013 - Intersyndicale du lundi 8 juillet 2013

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 11:03

JEAN-CLAUDE MAILLY INVITÉ DE CHRISTOPHE BARBIER

 
 
 

A quelques jours de la deuxième grande conférence sociale, qui réunira patronat et syndicats, le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a estimé sur i>Télé que certains points seraient «conflictuels», parmi lesquels «l'absence de discussion sur le pouvoir d'achat» ou encore «les retraites»: «il y a un coté hypocrite de dire “on ne touche pas à l'age légal mais on va vraisemblablement allonger la durée de cotisation”»

 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 17:15

par Florimond Walczak, gestionnaire RH et citoyen non encarté

 

L’Accord National Interprofessionnel a été signé en janvier dernier par le MEDEF et trois syndicats qui sont hélas « majoritaires » de par leurs résultats aux dernières élections professionnelles (CFDT, la CFTC et la CGC). Heureusement, ce n’est pas figé dans le temps ! Qu’est-ce être « majoritaires » depuis la loi du 20 août 2008, instaurant un nouveau mode de calcul de la représentativité? Les syndicats signataires d’un accord doivent être « représentatifs ». Et pour être qualifiés ainsi, les syndicats concernés doivent avoir réuni, individuellement, au moins 8% des suffrages exprimés par les salariés lors des élections professionnelles et 30%, réunis, pour pouvoir prétendre signer un accord. Le ou les syndicats représentant plus de 50% des suffrages peuvent s’opposer et empêcher la signature d’un accord. Il suffit « toutefois » que 3 syndicats sur 5 signent un accord pour qu’il soit valide.

 

Lors des dernières élections professionnelles, le poids relatif de la CGT est de 30,62%, la CFDT 29,74%, FO 18,23% la CFE-CGC 10,78% et la CFTC 10,63%. Les trois syndicats ayant signé l’accord représentent à eux trois plus de 30%. Malheureusement, malgré le bon score de la CGT et FO (48,85%) , ces derniers à eux deux n’arrivent pas (de très peu) à atteindre la fameuse barre des 50%. Malgré leurs non signatures, ils ne peuvent s’y opposer « juridiquement ».

 

Après cette déception pour ces résultats, revenons à l’accord qui prétend être une avancée sociale sur le marché du travail. Mais avant de voir cela (en partie) en détail, il faut rappeler quelques principes pour bien comprendre la dangerosité de cet ANI. Car comme pour tous les problèmes de notre société, ne pas se référer à notre Histoire, c’est prendre le risque d’avancer dans le temps avec l’assurance d’un somnambule équilibriste !

 

I – La République

 

a/ Son Principe

 

Notre Constitution actuelle dans son premier article rappelle que : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens […]« 

 

Mais il ne faut pas oublier les règles particulières applicables à l’Alsace – Moselle

Voilà la «nuance» qui détruit le principe même de la France UNE et INDIVISIBLE. Et cette particularité qui doit être supprimée se retrouve jusque dans les conditions de travail des salariés. Combien d’articles de diverses CCN (Convention Collective Nationale) prévoient des dispositions spécifiques (plus favorables ou pas), qui ne s’appliquent qu’au régime de l’Alsace-Moselle.

 

Quelle légitimité y a-t-il au regard du principe de notre République, pour qu’un salarié ait des droits différents d’un autre salarié, résidant pourtant sur le même territoire national? Avec ce genre de logique, pourquoi ne pourrait-on pas voir demain, des différences entre les régions de la France. Un salarié sera plus avantagé s’il habite ou travailel dans le Lanquedoc-Roussillon que son « collègue » qui travaille en Picardie, alors qu’ils appartiennent tous deux à la même CCN !! Ah, mais avec cette nouvelle répartition géographique, plus besoin d’avoir de CCN ! Prochaine étape du MEDEF ?

 

b/ Son Droit national

 

Dans une interview de 2011 du journal Le Monde, François Hollande avait déclaré ceci :

 

« Ainsi, la Constitution devrait garantir à l’avenir une véritable autonomie normative aux partenaires sociaux.  Je suggère d’élargir l’article 8 du préambule de la Constitution de 1946 qui dispose que tout travailleur participe par l’intermédiaire de ses délégués à la détermination collective de ses conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises.

Concrètement, le gouvernement et le Parlement seraient juridiquement liés par le contenu de conventions signées entre partenaires sociaux sur des sujets bien précis et avec la vérification des mécanismes de représentativité. »

 

Par une simple lecture, ses propos paraissent justes et sonnent bien pour le dialogue social entre les « partenaire sociaux » (syndicat patronal et salarial) et pourtant ! En lisant entre les lignes et en analysant chaque mots, il s’agit en réalité d’un véritable tremblement de terre, car il est question de bouleverser notre droit social et la hiérarchie des normes dans notre pays. 

 

Notre droit social républicain repose sur une pyramide des normes où chaque étage ne peut être modifié qu’à la condition d’améliorer le précédent. 

 

La Constitution est au sommet de cette hiérarchie pyramidale. Vient ensuite la loi (disposition de droit commun/Code du travail) puis, dans le domaine du travail, vient la convention collective ou les accords de branche, qui peuvent être meilleurs que la loi, puis l’accord d’entreprise, qui peut être meilleur que la convention collective et enfin le contrat de travail qui peut également être meilleur qu’un échelon supérieur. Mais jamais des dispositions moins avantageuses que celles de l’échelon supérieur ne peuvent être imposées à un salarié puisqu’il pourrait alors invoquer, pour faire valoir ses droits, la protection de la norme supérieure.

 

« Il faut faire confiance à la négociation entre partenaires sociaux » nous dit-il.  Mais ce monsieur n’a jamais été salarié !  Il ignore (ou pas !) que le rapport de force dans l’entreprise est fortement défavorable aux salariés. 

 

Ce que dit donc François Hollande habilement, c’est permettre qu’un contrat négocié entre partenaires sociaux puisse prévaloir sur la loi et ce, même si le contrat est moins avantageux pour le salarié que ce que prévoit la loi !!! 

 

La prédominance du contrat face à la loi est le plus vieux rêve du patronat depuis des années. Le MEDEF a toujours milité pour un renversement de la hiérarchie des normes et on comprends pourquoi cet ANI emporte tout son enthousiasme car c’est une étape de plus pour arriver à leur fin.

 

II – L’ANI

a/ Le contrat de travail

 

Outre la rémunération et la prestation d’un travail, le contrat est défini juridiquement par l’existence d’un lien de subordination entre l’employeur et l’employé. Dans une époque pas si lointaine à l’échelle humaine, ce terme de subordination trouvait son sens dans les relations au travail d’une manière quasi inhumaine. Aujourd’hui (il y a quelques décennies), ce lien de subordination est en quelque sorte adouci par la présence du Code du Travail. Mais à vouloir détricoter sans cesse ce fameux Code, le lien de subordination actuelle pourrait peu à peu retrouver dangereusement ses origines les plus sombres de notre histoire du monde du travail.

 

L’ANI (Accord National Interprofessionnel) du 11 janvier 2013 est une étape de plus à ce dé-tricotage déjà initié sous la présidence de Nicolas SARKOZY.

 

b/ Analyses diverses

 

ACCORD NATIONAL INTERPROFESSIONNEL « pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » :

Le MEDEF a déclaré : « […] Cet accord place la France au plus haut des standards européens (Allemagne, Danemark) en matière de fonctionnement du marché du travail et de relations sociales. »

Autrement dit, l’ANI permet d’ouvrir un marché du travail libre de toute contrainte. On ajuste avec la « variable » humaine.

Ils prétendent qu’en allégeant certaines obligations, l’accord rendra possible la mobilité des salariés sans risques pour ces derniers.

La mobilité serait donc devenu un nouveau droit, qui plus est sécurisé ! L’ANI prévoit tout le contraire !

 

La MOBILITE VOLONTAIRE !!

 

L’accord prétend qu’il s’agit donc d’un droit alors qu’il faut l’accord de l’employeur !

 

La mobilité se fait dans une autre entreprise que celle où travaille la personne. L’ANI prévoit que lorsque le salarié revient dans son entreprise d’origine dans les conditions prévues par l’avenant à son contrat, « […] il retrouve, de plein droit, son emploi antérieur ou un emploi similaire assorti d’une qualification et d’une rémunération qui ne peuvent être inférieures à celles de son emploi antérieur, ainsi que du maintien à titre personnel de sa classification. »

 

Là encore, le texte en première lecture semble tout à fait correct et ne semble soulever aucune inquiétude. Toutefois, un simple mot dans le domaine juridique peut avoir des conséquences. « Un emploi similaire » ce n’est pas pareil que l’emploi d’origine, donc le retour sur le poste n’est pas garanti et tous les chantages habilles seront permis.

 

Dans le cas contraire, si le salarié après sa période de mobilité ne souhaite pas revenir dans son entreprise d’origine (ou qu’on l’en a dissuadé), la rupture du contrat de travail est considéré par l’accord comme une démission et ne sera soumise à aucun préavis !

 

Aujourd’hui aucun accord, ni texte ne peut présumer à l’avance, d’une démission. Et bien maintenant si !!!

 

La FORMATION

 

L’accord se considère comme une avancée sociale, alors qu’il prévoit des choses qui existent déjà dans le Code du travail. Un exemple parmi d’autres, l’article 5 de l’ANI instaure une acquisition de 20h de formation par an par salarié !!

Magnifique, cela s’appelle le DIF (Droit Individuel à la Formation) et existe depuis des années !

 

L’ ACCORD DU MAINTIEN DANS L’EMPLOI

 

Accepter de travailler plus longtemps pour moins cher pendant deux ans. Contre quoi ?!

 

La contrepartie de l’application de ces « ajustements », est que l’employeur s’engage à maintenir dans l’emploi les salariés, pour une durée au moins égale à celle de l’accord. Et après la période des deux ans, la promesse tombe. On fait quoi ensuite ?!!

 

L’épisode tragique et REVOLTANT des salariés de Continental nous a déjà montré la triste vérité de ce genre de pratique.

 

D’autant que la promesse de l’employeur de ne pas licencier n’est pas gravée dans le marbre. En effet l’article 11 de l’annexe de l’ANI prévoit « […] qu’en cas de mise en cause de l’accord, il y aura deux solutions pour « le retour à meilleure fortune » : soit le licenciement soit le retour à la situation antérieure à l’accord »

 

DELAIS RACCOURCIS

 

Enfin, le délai pour saisir les prud’hommes est réduit, passant de 2 ans pour les licenciements, 3 ans pour les réclamations de salaire, alors que, dans la plupart des cas, le délai de prescription actuel est de 5 ans ! (article 26)

 

Quel progrès !!

 

Nous pourrions continuer comme cela, article par article, mais je crains de ne pas avoir la force de continuer d’écrire la triste vérité dans ses moindres détails !

 

Avec ce genre d’accord, et d’autres dans le même esprit, d’ici quelques années, l’Etat pourra supprimer de ses Universités les enseignements RH. Il n’y aura plus besoin de connaître le droit du travail pour exercer certains métiers de la profession ! Certes j’exagère un tout petit peu, mais avouez que l’avenir n’est pas radieux.

https://www.facebook.com/florimond.walczak

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 17:57

Flexibilité sociale et rigidité économique

 

L'éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 17 avril 2013 

L’affaire dite «Cahuzac» conduit à mettre en lumière les questions de fraude fiscale et de paradis fiscaux d’une manière générale. Des sommes importantes sont citées. Ainsi, on estime à 50/60 milliards d’euros annuels ce qui échappe au budget en France. Soit l’équivalent de la réduction des dépenses publiques annoncée pour cinq ans par le gouvernement!

Le chiffre de 1.000 milliards d’euros est évoqué pour l’évasion fiscale dans la zone euro.

Force est de constater –et personne ne le nie– que ces paradis fiscaux existent toujours et qu’en profitent des entreprises, des banques et des particuliers fortunés, toutes celles et ceux qui appellent à la réduction des dépenses publiques et à la rigueur/austérité!

Ces paradis fiscaux ne sont pas uniquement situés sur des îles exotiques. Il s’agit aussi d’un État des États-Unis (le Delaware), du Luxembourg, de la Suisse, de Jersey, Guernesey, etc. Ces trous noirs de la fiscalité sont donc aussi au cœur de la zone euro.

Y mettre fin est donc une urgence qui appelle une détermination sans faille aux niveaux international, européen et national. Et ce n’est pas gagné, compte tenu de la pratique de dumping fiscal inhérente au capitalisme financier et libéral.

C’est la logique d’un système qui est en cause, logique qui s’est développée dans les années 1980 avec son cortège de libéralisation, de privatisation, de déréglementation et qui a conduit à l’éclatement de la crise en 2007.

Les marchés financiers ont dicté la conduite des gouvernements. Ces derniers ont même renfloué à coups de milliers de milliards les banques et établissements financiers, conduisant à une augmentation importante des dettes publiques. Dettes qu’il faudrait réduire aujourd’hui en imposant à tous l’austérité!

Il est donc urgent de casser ce cercle vicieux en délibéralisant et en réglementant.

Le fait que quelques ministres mettent publiquement en cause l’austérité est un élément intéressant même si, pour autant, le président et le Premier ministre confirment la politique économique actuellement suivie...

Le social-libéralisme a la vie dure. Les débats sur les allocations familiales en sont une illustration. L’objectif n’est pas de s’interroger sur la nature des allocations (politique de sécurité sociale ou politique publique), mais bien de faire 2 milliards d’économie, ce qui conduirait à pénaliser ceux que d’aucuns appellent les classes moyennes.

Quand la politique monétaire relève d’une Banque centrale indépendante, quand la politique budgétaire s’inscrit dans un pacte budgétaire contraignant sur le plan européen, le social au sens large devient la principale variable d’ajustement. D’où la réduction des dépenses publiques et sociales, la flexibilité accrue, la pression sur les salaires.

C’est aussi pourquoi le 9 avril nous avons réaffirmé notre opposition au projet de loi dit de sécurisation de l’emploi.

Le patronat n’a pas tort de dire que ce projet n’a fait que grignoter l’ANI du 11 janvier. Mais cela signifie que les députés n’ont pas une grande faim sociale.

Nous continuerons donc à dénoncer la flexibilité sociale qui accompagne la rigidité économique. En toute liberté et avec détermination.

Copyright © 2013 cgt FORCE OUVRIERE.
Retrouvez les Editoriaux de Jean-Claude Mailly sur http://www.force-ouvriere.fr/

Vous pouvez nous contacter à l'adresse suivante:
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141 avenue du maine
Paris 75014
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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 07:20

RETRAITES: LE PAS DE DEUX BIEN ORCHESTRÉ DE L’EXÉCUTIF

Article paru dans FO Hebdo 3070

La réforme des retraites est encore dans la marmite, mais le président de la République a décidé d’en donner un avant-goût en annonçant, lors de son intervention télévisée le 28 mars, qu’il y aurait un allongement de la durée de cotisation.
La commission d’experts réunie sous la houlette de la conseillère d’État Yannick Moreau doit plancher jusqu’au mois de juin, et ce n’est qu’à ce moment qu’elle présentera des pistes de réforme qui feront l’objet d’une concertation avec les interlocuteurs sociaux. Mais le président François Hollande a créé la surprise en anticipant une partie des conclusions des experts mandatés par le gouvernement: «Ceux qui ont cotisé longtemps doivent pouvoir partir à temps, mais comme on vit plus longtemps –l’espérance de vie s’allonge– il va falloir avoir des durées de cotisation plus longues», a-t-il indiqué sur France 2. «Ça sera l’objet de la négociation avec les partenaires sociaux, mais nous n’en aurons pas fini pour autant», a-t-il précisé.

UN CASUS BELLI

Le Secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a immédiatement réagi, déclarant que «les gens ne sont pas prêts à travailler plus longtemps». Et à la question de savoir si la proposition du président était un casus belli, il a répondu «oui».

Trois jours plus tard, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a à son tour pris la parole. Comme dans un pas de deux bien orchestré, il a précisé dans une interview au Journal du Dimanche le 31 mars: «Nous ne toucherons pas à l’âge légal.» Un âge légal que la réforme Fillon de 2010 va faire passer à 61,5 ans en 2015 et à 62 ans en 2017. Ne pas toucher à l’âge légal revient ainsi à entériner la hausse décidée par le précédent gouvernement. Au final, les salariés vont bien devoir travailler plus longtemps s’ils veulent partir à la retraite avec une pension à taux plein. Sans compter qu’un allongement de la durée de cotisation va toucher de plein fouet les salariés aux carrières hachées, notamment les femmes et les salariés ayant connu des périodes de chômage. Lesquels auront bien du mal à faire valoir des carrières complètes pour leurs droits à la retraite.
 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 19:48
 

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Le syndicat Force Ouvrière de Carrefour Etampes était représenté à la manifestation contre le projet de loi scélérat issu de l'acord du 11 janvier 2013.


IMG 1515xNotre ancien délégué syndical, Régis SAMSON, était présent également, toujours fidèle au poste pour la défense de l'intérêts des salariés.



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"Ne votez pas. Cette réforme est injuste"

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 21:42

Représentativité syndicale: tout ça pour ça!

 

L'éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 4 avril 2013 

Les résultats, selon le ministère du Travail, de la représentativité dans le secteur privé ont été rendus publics le 29 mars dernier.

Force Ouvrière confirme nettement sa position de troisième confédération syndicale avec 15,94% des suffrages exprimés. Les cinq confédérations jusqu’alors représentatives ont toutes dépassé le cap des 8%.

Ce qui signifie qu’au niveau interprofessionnel privé, le paysage syndical demeure inchangé; on a envie de dire ironiquement: tout ça pour ça! Tout ce maelström sur la démocratie sociale, la représentativité, les millions d’euros que cela a coûté, était-ce nécessaire?

Sauf à justifier des calculs de poids relatif des organisations pour mesurer la barre des 30% pour les accords!

Quand le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt...

Ces résultats ne changent rien quant à notre appréciation sur la position commune et la loi de 2008, qui accentuent la dérive vers le système anglo-saxon et remettent en cause la liberté syndicale. Nous venons d’ailleurs de ressaisir le comité de liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail sur ce sujet, faute de réponse du gouvernement français.

Il va nous falloir rappeler également qu’une confédération représente les salariés du privé et du public, que leur solidarité est indispensable et que le poids d’une confédération syndicale doit aussi s’examiner en tenant compte du privé et du public. Il est vrai que le sens du syndicalisme et son rôle ne sont pas des éléments connus de tous, y compris dans les sphères dites dirigeantes.

Quoi qu’il en soit, et tout en rappelant nos positions sur la loi de 2008, il nous faut poursuivre notre développement et, s’agissant du privé, réduire l’écart dans le nombre de nos implantations. Cela s’appelle le développement et la syndicalisation.

Revendiquer, négocier, contracter et agir, tel est notre comportement syndical. Celui de la liberté et de l’indépendance.

C’est aussi ce que nous ferons le 9 avril, pendant la transcription de l’ANI du 11 janvier 2013 au Parlement, au travers de manifestations et rassemblements sur l’ensemble du territoire.

Même si le projet de loi commence à rectifier l’ANI sur certains points, il n’en reste pas moins que sur la flexibilité il demeure pour le moins rigide! C’est pourquoi nous revendiquons son retrait.

S’il est voté demain, les travailleurs confrontés à des plans sociaux ou des accords dits de maintien de l’emploi mesureront sa nocivité. Et c’est la loi votée qu’ils retiendront.


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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 07:26

Manifestation contre l'accord « ANI »

Trajet / parcours : rv 14h à Montparnasse, en direction de l'Assemblée Nationale

Communique des organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires

Après la forte mobilisation du 5 mars qui a réuni 200 000 manifestants dans 175 cortèges et rassemblement, les organisations syndicales régionales d'Île de France (CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES) appellent l'ensemble des salariés du privé comme du secteur public, des retraités et des privés d'emploi, à une nouvelle journée de grèves et de manifestation le mardi 9 avril 2013 pour empêcher la transposition dans la loi du contenu de l'ANI du 11 janvier.

Au lieu de sortir notre pays de la crise, cet accord minoritaire va contribuer à dégrader encore plus la situation de l'emploi et mettre chaque salarié en situation de fragilité et de soumission face à son employeur. Pour les organisations syndicales franciliennes signataires, ce projet gouvernemental est inacceptable. Ce soit disant donnant/donnant est un leurre, car ce projet est la copie conforme des exigences du MEDEF. Cet accord entend également instaurer en France un nouveau modèle économique et social dont la toile de fond serait l'instauration d'un compromis permanent entre le patronat et les salariés. Ce serait un véritable recul historique.

A contrario, les organisations syndicales d'Île-de-France veulent construire un rapport de force favorable aux salariés afin d'obtenir une véritable sécurisation de l'emploi et du travail.

En conséquence, elles appellent dans l'unité les salariés, chômeurs et retraités franciliens à participer à la manifestation régionale à Paris le 9 avril qui partira à 14h de Montparnasse (place du 18 juin 1940) vers l'Assemblée nationale.

document au format PDF:

 
 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 00:42
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Union Régionale FORCE
OUVRIERE

Ile de France

 

GRÈVES ET MANIFESTATION
LE 9 AVRIL 2013
RETRAIT du projet de loi sur la Flexibilité


Les URIF FO – CGT – FSU et SOLIDAIRES se sont rencontrées le 28 mars 2013.

Elles ont réalisé un communiqué commun, qui bien évidemment, tient compte des modifications qui ont été présentées par les uns et les autres.
Les 4 URIF appellent à une manifestation régionale qui partira de Montparnasse (Place du 18 juin 1940) à 14 heures. Elle empruntera la rue de Rennes – le bd Raspail – le bd St Germain pour se terminer à l’Assemblée Nationale.

La manifestation du 5 mars avait conduit l’URIF FO à être en tête de la manifestation. Le 9 avril, la CGT sera en tête du cortège, suivie de la FSU, de SOLIDAIRES et de la CGT-FO.

L’URIF FO sera positionnée à l’angle du bd Montparnasse et de la rue du Départ. (Ballon de l’URIF FO en tête de notre cortège)

Le carré de tête de la manifestation se situera dans la rue de Rennes au niveau de la rue Littré. (Il se mettra en place à 13 heures).

Dans ce carré de tête, il y aura 4 militants de chacune des organisations syndicales et notamment les Secrétaires Généraux de FO et de la CGT ; 5 militants porte-drapeaux et 10 secrétaires confédéraux ou représentants des organisations syndicales.

A la banderole de tête, les 2 Secrétaires Généraux de FO et de la CGT seront côte à côte.

Les services d’ordre se réuniront à 13 heures en tête de cortège, rue de Littré, rue de Rennes. Les dispositions seront prises par nos responsables au cours de la semaine précédant la manifestation.

L’organisation du cortège de l’URIF FO se réalisera dans les mêmes conditions que le 5 mars. (Attention : 1 seul véhicule par UD).

24, passage du Champ-Marie 75018 PARIS Tél : 01.80.50.12.10 - Fax : 01.80.50.12.19 - E-mail : contact@urif-fo.net

Chacun d’entre vous aura bien compris que le texte d’appel est un texte de compromis.

Pour ce qui concerne l’URIF FO, nos positions sont claires. Nous considérons que la volonté de certains de mettre en place des dispositifs dans le cadre du projet de loi conduira à des attaques sans précédents contre les salariés et contre l’emploi.

Nos analyses conduisent à penser qu’il ne peut y avoir de bonne « transposition de gauche » comme cela a été le cas pour les transpositions en droit français des directives européennes.

Aussi, nous sommes pour le « RETRAIT du projet de loi ».

Nous l’affirmerons le 9 avril 2013 sur nos banderoles, sur nos badges et dans nos slogans.

Le 9 avril 2013, chacun d’entre vous doit se mobiliser. Un certain nombre de parlementaires s’interrogent. Aidons-les avec une forte mobilisation à mieux faire comprendre que ce projet de loi est néfaste POUR LES TRAVAILLEURS.

Paris, le 29 mars 2013

 

http://fo-carrefour-etampes.org

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 00:24
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COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES D’ÎLE-DE-FRANCE


http://i2.calameoassets.com/130330002155-a72c222906d22ea1c6e4d7a426c038d7/thumb.jpgAprès la forte mobilisation du 5 mars qui a réuni 200 000 manifestants dans 175 cortèges et rassemblement, les organisations syndicales régionales d’Île de France (CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES) appellent l’ensemble des salariés du privé comme du secteur public, des retraités et des privés d’emploi, à une nouvelle journée de grèves et de manifestation le mardi 9 avril 2013 pour empêcher la transposition dans la loi du contenu de l’ANI du 11 janvier.

Au lieu de sortir notre pays de la crise, cet accord minoritaire va contribuer à dégrader encore plus la situation de l’emploi et mettre chaque salarié en situation de fragilité et de soumission face à son employeur. Pour les organisations syndicales franciliennes signataires, ce projet gouvernemental est inacceptable. Ce soit disant donnant/donnant est un leurre, car ce projet est la copie conforme des exigences du MEDEF. Cet accord entend également instaurer en France un nouveau modèle économique et social dont la toile de fond serait l’instauration d’un compromis permanent entre le patronat et les salariés. Ce serait un véritable recul historique.

A contrario, les organisations syndicales d’Île-de-France veulent construire un rapport de force favorable aux salariés afin d’obtenir une véritable sécurisation de l’emploi et du travail.

En conséquence, elles appellent dans l’unité les salariés, chômeurs et retraités franciliens à participer à la manifestation régionale à Paris le 9 avril qui partira à 14h de Montparnasse (place du 18 juin 1940) vers l’Assemblée nationale.

Montreuil, le 28 mars 2013

 

 http://fo-carrefour-etampes.org

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