L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force
Ouvrière, daté du mercredi 6 février 2013
Accord du 11 janvier: Maintenir la pression
Le 4 pages argumentaire sur l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, non signé par Force Ouvrière, est en cours de diffusion.
Nous y expliquons les raisons de notre position compte tenu des multiples dangers qu'il recèle. Il s'agit à la fois de questions de fond mais aussi de
compatibilité juridique, tant au niveau national qu'européen et international.
Parallèlement, dès cette semaine, nous commencerons à rencontrer, comme annoncé, les groupes parlementaires pour leur exposer notre analyse et nos positions.
Il convient, en effet, que les élus de la nation (députés et sénateurs) qui votent les lois le fassent en toute connaissance de cause.
Cette semaine encore, nous rencontrerons le ministre du Travail sur ce même dossier.
Le timing est assez serré: présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 6 mars et débat au Parlement en avril. Le texte définitif risque donc
d'être adopté pour le 1er Mai, journée internationale de revendication et de solidarité! Outre les diverses interventions, il est également nécessaire de maintenir la pression en agissant
de manière visible.
La Commission exécutive confédérale a donc mandaté le Bureau confédéral pour examiner la possibilité d'une action ciblée avec l'autre confédération non
signataire, à savoir la CGT. Il s'agirait en effet, par un appel commun et ciblé des deux confédérations non signataires (deux des trois grandes), de marquer nettement notre opposition à
ce texte au plus tard le 6 mars.
Défendre nos positions, respecter notre ligne de conduite (non à l'intersyndicale, oui à l'action commune avec revendication claire), c'est ainsi qu'on fait
vivre la liberté et l'indépendance.
DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE
Réunie à Paris le samedi 2 février 2013, la Commission exécutive de Force Ouvrière, après le succès du meeting du 24 janvier, entend maintenir la pression contre l'ANI «compétitivité et
sécurisation», et sur la loi en préparation.
Pour la Commission exécutive non seulement cet ANl est attentatoire aux droits collectifs et individuels des salariés, mais il accentue la remise en cause de la hiérarchie des normes.
Elle appelle à diffuser massivement le 4 pages argumentaire.
Alors que le projet de loi doit être examiné en Conseil des ministres le 6 mars 2013, la Commission exécutive mandate le Bureau confédéral pour prendre contact avec l'autre confédération
non signataire (CGT) afin d'examiner les conditions permettant une action coordonnée et ciblée à l'initiative des deux confédérations non signataires.
Paris, le 2 février 2013.
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