Publié leMercredi 6 mars 2013 à 07:08 | ParLa rédaction
Des milliers de Français ont défilé ce mardi à l’appelle des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires, contre le projet d’inscrire dans la loi l’Accord national interprofessionnel sur
la flexi-sécurité. Prévu à l’agenda parlementaire au printemps, certains députés socialistes ne veulent pas le voter en l’état, tandis que la CGT et FO appellent à poursuivre la
mobilisation.
Photo : le député et président du Conseil général s’est montré à la manifestation parisienne, au côté de Marie-Noëlle Lienemann, ancienne maire d’Athis-Mons, aujourd’hui sénatrice
de Paris. (Capture/I>Télé)
Ce mercredi matin, le Conseil des ministres discutera dans son ordre du jour du projet de loi de réforme du marché de l’emploi qui sera proposé prochainement au parlement. Ce texte
reprend point par point l’accord qualifié d’historique conclu entre les représentants du patronat et la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC le 11 janvier dernier, et vise à créer une
flexi-sécurité à la française : de la souplesse pour les employeurs et de nouvelles protections pour les salariés (lire notre débat CFDT-CGT 91).
Ce qui devait être la première grande réforme sociale de l’ère Hollande, privilégiant la méthode de la concertation, rencontre quelques embûches. Le monde du travail a prouvé ce mardi,
lors d’une première journée de manifestation au cours d’une période de vacances scolaires, que la grogne montait dans le pays. Des milliers de personnes ont défilé dans l’après-midi à
Paris, à l’appel de la CGT, FO, ainsi que la FSU et l’Union syndicale Solidaires.
Ceux-ci ont été rejoint par les leaders de plusieurs partis de gauche, dont le PCF et le PG dans le cadre du Front de gauche. Une présence remarquée dans le cortège parisien a aussi été
celle de Jérôme Guedj, accompagné de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann. Les deux parlementaires sont venus à la rencontre des manifestants, et le président du Conseil général s’est
montré virulent sur sa volonté de « rééquilibrer » le texte lors des discussions à l’Assemblée Nationale. Il a ainsi promis de proposer et défendre des
amendements pour « protéger les salariés ».
Une position qui fait grincer des dents son collègue Carlos Da Silva, qui dans un communiqué critique ces parlementaires « isolé-e-s, qui nuisent à la lisibilité de l’action
gouvernementales ». De son côté, la CGT 91 organise un débat public mercredi 13 mars prochain à la Maison départementale des syndicats d’Evry. Dans la rue comme dans
l’hémicycle, on n’a pas fini d’entendre parler de cet accord.