Le principe d'une action commune de la CGT et FO « dans les semaines qui viennent » contre l'accord national sur la sécurisation de l'emploi est
« acquis », a affirmé dimanche le patron de la CGT. « On nous verra sans doute dans la rue dans les semaines qui viennent, avec Force ouvrière », a déclaré Bernard
Thibault dans l'émission « Tous politiques » organisée par France-Inter/Le Monde/l'AFP.
« J'ai eu une nouvelle conversation aujourd'hui même (dimanche, ndlr) avec Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière, nous avons
encore nos réunions d'instance cette semaine mais le principe est maintenant acquis: nous allons joindre nos forces pour essayer de dissuader le gouvernement et la majorité des députés
actuels de commettre l'impair important que représenterait l'adoption » du texte signé le 11 janvier par des partenaires sociaux. La CGT et FO ont refusé de parapher l'accord sur
la sécurisation de l'emploi, conclu le entre le patronat (Medef, CGPME, UPA) et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC).
« Une décision de principe a été prise entre les deux confédérations non signataires (...), une manifestation vraisemblablement qui sera affinée dans
les jours à venir », a confirmé sur BMF-TV Jean-Claude Mailly. « On veut que les parlementaires puissent voter en toute connaissance de cause, en recevant les signataires et
les non signataires », a ajouté le responsable FO. Selon lui, l'accord sur l'emploi est « très déséquilibré » et « n'est pas transférable automatiquement » dans
la loi.
Les actions communes des deux confédérations sont rares, FO faisant généralement cavalier seul. La mobilisation commune devrait intervenir avant le 6 mars,
jour de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi transcrivant l'accord sur l'emploi. La CGT et FO mènent aussi campagne auprès des salariés en diffusant chacune de leur
côté des tracts dénonçant le contenu de l'accord, qui selon elles, accroît la précarité des salariés et facilite les licenciements.