Syndicat Force Ouvrière de Carrefour Etampes - Information des salariés de Carrefour Etampes
|
Revue de presse
|
|
Première étape pour l’ANI à l’Assemblée
La commission des Affaires sociales a auditionné, hier, les syndicats signataires de l’accord sur l’emploi et la CGT, qui s’y oppose. FO a rendez-vous la
semaine prochaine.
Les travaux parlementaires ont débuté sur le projet de loi transposant l’accord national interprofessionnel (ANI), conclu le 11 janvier dernier. Après les
auditions du ministre du Travail, Michel Sapin, et du ministre délégué à la Formation professionnelle, Thierry Repentin, et avant l’examen en séance publique début avril, la commission
des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a entendu, hier, les syndicats.
« Vous avez défendu l’accord avec ferveur, nous sommes troublés car nous recevrons également ceux qui s’y opposent avec la même force », a avoué Michel
Issindou (PS) aux signataires (CFDT, CFE-CGC, et CFTC), premiers reçus. Une déclaration symptomatique du malaise de certains députés de gauche, bien que d’autres se félicitent de
premières inflexions, notamment sur la mobilité. Pas d’embarras, en revanche, parmi les trois syndicalistes auditionnés en matinée. Patrick Pierron (CFDT) a promu une nouvelle fois les
« dix droits nouveaux » obtenus : « Le projet de loi nous convient, même si de petits amendements pourraient être faits. » Interpellé par Jérôme Guedj (PS), il a aussi défendu le CDI
intermittent comme un « compromis de bonne volonté ».
« Nous ne sommes pas des greffiers, mais nous sommes des garants », avait estimé, la veille, devant la même commission, Michel Sapin, tout en ayant déjà
appelé à plusieurs reprises à « respecter l’équilibre du texte ». De quoi permettre à Patrick Pierron de se dire rassuré sur le respect de « l’esprit de l’accord ». L’UMP également a
largement salué le texte : « Un vrai virage, une vraie inflexion », selon le député de droite Dominique Dord.
Le discours syndical est radicalement différent en fin d’après-midi. FO sera reçu le 21 mars mais, dès hier, Thierry Lepaon a dénoncé à l’Assemblée, au nom
de la CGT, une négociation « ni loyale, ni apaisée » et un texte d’une « extrême gravité ». Citant ses aspects « les plus nocifs » (mobilité interne forcée, accord compétitivité-emploi de
Sarkozy, flexibilisation du CDI…), le dirigeant cégétiste a également rappelé les propositions alternatives défendues par son syndicat. Parmi elles, l’interdiction des licenciements
boursiers, qui fait l’objet d’une proposition de loi des députés du Front de gauche, qui la présentent à la presse aujourd’hui.
Une poignée de tracts pro-ani Après les manifestations organisées, la semaine dernière, par la CGT, FO, la FSU et Solidaires, les
syndicats signataires, avec le Medef, de l’accord de flexibilisation du marché du travail ont voulu riposter hier. Les dirigeants de la CFDT, de la CFTC et de la CGC, accompagnés par ceux
de l’Unsa, ont distribué des tracts dans le quartier d’affaires
de la Défense. « Nous sommes
à l’offensive pour expliquer ce qui est bon dans cet accord », a indiqué Laurent Berger
(CFDT). |
| http://fo-carrefour-etampes.org |